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Race aryenne et violence
Tue, 22 May 2018 13:51 EDT
Avec le dossier du nucléaire, l’Iran est aujourd’hui au cœur des préoccupations internationales.

Après avoir ciblé l’Afghanistan et l’Irak, sous couvert de la politique née après le 11 Septembre, l’administration actuellement au pouvoir aux Etats-Unis, semble désigner l’Iran comme sa prochaine cible dans la région. Les pressions qui s’exercent sur l’Iran concernant son éventuel détournement du nucléaire à des fins militaires, ont en réalité pour origine une histoire conflictuelle plus ancienne entre les deux pays. Nous tenterons de brosser un portrait récapitulatif de la relation irano américaine.

I. Des relations historiques

Les premiers contacts entre les deux pays datent de la fin du XIXème siècle lorsque le Shah de l’époque a envoyé un ambassadeur en poste à Washington (1). Jusqu’à la seconde guerre mondiale, les relations ont été cordiales et la nation américaine a même servie de source d’inspiration, voir d’ un recours contre l’ingérence britannique et russe.

Les Etats-Unis ont réellement commencé à intervenir dans les affaires iraniennes dans les années 50, lorsque leurs intérêts ont paru menacé. En effet, en 1952 le premier ministre iranien Mossadegh, élu démocratiquement par le peuple, décide la nationalisation de la compagnie pétrolière britannique (Anglo-Iranian Oil Company) après que cette dernière n’aie pas partager ses profits comme prévu. Cet épisode sera suivi de l’exil du roi, puis d’un complot anglo-américain qui aidera à organiser un soulèvement populaire pour démettre le premier ministre. Au retour du Shah, les Américains misent tout sur lui et lui offrent un soutien sans limite malgré une dictature. Les investissements américains sont alors florissants et les intérêts américains sont préservés dans le pays.

Mais la Révolution iranienne, en 1979, change la situation et une République Islamique est proclamée à la tête de laquelle se trouve Khomeini. Cet ayatollah au pouvoir est profondément anti-américain. Cela vaudra à l’Iran de ne pas être officiellement soutenue par les Etats-Unis pendant la Guerre Iran-Irak de 1980 à 1988, étant devenue la nation dangereuse à abattre (2). Des achoppements se produisent entre les deux pays à diverses reprises notamment à l’occasion de la crise des otages de l’ambassade américaine de Téhéran en 1979 ou du vol Air 655 abattu en 1988 par les américains.

Depuis 1996, les Etats-Unis imposent à l’Iran et à la Libye un blocus presque total dans le commerce.

II. L’affaire du nucléaire

C’est en 2003 qu’en quittant l’Irak, les Etats-Unis lancent des avions sans pilotes pour espionner l’Iran sur son programme nucléaire. Aujourd’hui, les Occidentaux et Israël s’effraient du programme nucléaire iranien mais cela fait près de cinquante ans que l’Iran rêve d’énergie nucléaire.

Longtemps avant la révolution islamique, le Shah d’Iran poursuivait déjà ce but, avec l’assentiment des Etats-Unis et de la France… La révolution islamique a changé la donne pour les Occidentaux mais des engagements avaient été pris, des technologies fournies (3).

En effet dès la fin de la deuxième guerre mondiale, la France qui cherche à mettre au point la bombe nucléaire a besoin d’un approvisionnement en uranium, elle se tourne donc vers l’Iran une région particulièrement riche dans cette matière.

Dans les années 70, l’Iran devient actionnaire à 10 % de l’usine de production en uranium enrichi nécessaire pour toute utilisation nucléaire et en échange reçoit 10 % de la production. Mais la révolution islamique fait changer la France de position et celle-ci ne respecte plus l’accord. Une vague d’attentats en France en 1986 et des enlèvements d’otages français au Liban semblent secouer le gouvernement français qui finit par rembourser une partie de l’investissement sans pour autant fournir l’uranium.

Finalement, après le règlement de la question, dans les années 90 l’Iran se tourne vers la Russie.

Le 11 Septembre 2001 change toute la portée de la question, l’Iran qui tente un rapprochement accéléré avec les Etats-Unis se voit rejeté par l’administration Bush qui la place dans « l’Axe du Mal ». Des opérations de guerre ont lieu autour d’elle, en Afghanistan et en Irak, elle se trouve encerclée par des bases militaires. Cette pression autour de l’Iran aura pour effet de radicaliser la scène politique iranienne avec l’accession au pouvoir d’un conservateur : le président Ahmadinejab.

A partir de là, l’affaire du nucléaire va jouer toute son importance car pour des raisons de politique interne les deux pays ont intérêt à instrumentaliser cette question. Pour l’Iran c’est une manière de resserrer les rangs de la population derrière elle face aux difficultés politiques du pays, pour cela rien de mieux que de clamer le droit de détenir l’indépendance nucléaire et même pour la rhétorique, d’aller jusqu’à menacer Israel. Pour les Etats-Unis, la situation en Irak étant désastreuse et de plus en plus contestée et la politique interne rencontrant des difficultés, le Président cherche de toute évidence à détourner l’attention des Américains.

Suite à l’envoi de drones survolant l’Iran, les Etats-Unis recueillent très peu d’informations mais restent persuadés que si l’Iran cache son programme nucléaire, c’est qu’elle développe non pas du nucléaire civil comme le Traité de Non–prolifération du nucléaire qu’elle a signé l’autorise, mais plutôt qu’elle met au point l’arme atomique. Les pressions internationales se multiplient à mesure que les déclarations anti-sémites ainsi que celles de destruction d’Israël du président Ahmadinejab se propagent.

Le 8 Mars 2006, les représentants des Etats-Unis et de l’Europe ont appris que l’Iran avait assez de gaz hexafluoride en uranium non enrichi pour fabriquer 10 bombes atomiques, mais il lui manque la technologie pour enrichir l’uranium. Ces représentants décident qu’il est temps de freiner les ardeurs de l’Iran. La France, la Grande Bretagne et l’Allemagne proposent un compromis qui permettrait à l’Iran de se fournir en uranium enrichi à des fins civiles.

Mais, l’Iran refuse d’être dépendante en approvisionnement de l’exterieur. Les Etats-Unis adoptent une position ferme et engagent un bras de fer. La tension monte avant l’été, mais les événements au Liban semblent calmer le jeu car en Septembre 2006, la France propose de ne pas recourir tout de suite à des sanctions en passant par le Conseil de Sécurité de l’ONU, mais de privilégier une réponse diplomatique tout en restant ferme. Cette position convainct les Américains et aujourd’hui, peut être conscients des risques à s’engager dans une nouvelle guerre dans la région, les Etats-Unis semblent s’éloigner d’une solution militaire.

III. L’Iran un enjeu stratégique

La politique américaine au Moyen-Orient passe évidemment par l’Iran. De tout temps les Américains semblent avoir voulu empêcher l’émergence d’une quelconque puissance dans le Moyen Orient. Cette stratégie est en réalité une approche intéressée de sauvegarde des réserves naturelles de la région. Les deux seuls pays à avoir pu prétendre au titre de puissance régionale sont l’Iran mais aussi l’Irak. Dans les années 70, l’Irak était courtisée par tous les pays occidentaux, son niveau de développement, sa modernisation,… ont explosé avec la rente pétrolière et malgré un régime dictaturial. L’Iran a connu un développement similaire avant la révolution islamique. Mais ces deux pays qui sont respectivement la 2ème et la 3ème source de pétrole de la région se sont affrontés dans une guerre fratricide où les Occidentaux et les arabes de la région avaient soutenu l’Irak contre « la menace islamique et fanatique ». Ce soutien a été officiel durant toute la Guerre mais en réalité les 2 camps se sont vus approvisionnés en armes alors : querelle de voisinage ou logique d’auto destruction de deux prétendantes puissances ?

A l’instar de l’Irak, l’Iran avait tout pour réussir même après la révolution islamique. Aujourd’hui encore après avoir été affaibli par la Guerre avec l’Irak, le pays s’est reconstruit et n’a pas connu d’embargo ni de guerres comme son voisin. A l’heure actuelle, l’Iran est le pays le plus peuplé au Moyen-Orient, le 4ème exportateur de pétrole, la 2ème réserve en gaz et contrôle le détroit d’Ormuz par où passe obligatoirement tous les approvisionnements en pétrole dans le monde.

L’Iran représente donc pour les américains un enjeu important de cette région et le dossier nucléaire en a pour cela d’autant plus de répercussions.
Race aryenne et violence
Tue, 22 May 2018 13:33 EDT
union pakistan inde
huzbullah ferisi ideologie

mali


tchad


mauritanie


face the european nato interet


algerian regime interventionnner par

and nazi presence

par

an label go under nazi
in teh region

structure apr regime maroco .)


mali huzbullahn anti label integrisme of regime maroco


soutien par espagne .


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presence of huzbullah activites in hte region


in the end

espagne face

the acitivie *of iran in the region ferisi

par and mouvement contre nazi
in occidant

DAESH

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QATER ********************************kuwait)....


maroc - tunis service trafic integrer with nazi activite

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trfics iran

in

mali - niger - tchad .))))))))))))))))))))))))))))


nazi soutien isreal to face any activite of ferisi in corne itlian colonial in the region


nazi in indonisian
face

activite

of
union
ferisi

in the region
menu
par

indian ligne

malysia


singapour


vietname



indian //////////////////////////////france


conflit

in the african SAHAL

Corne africa


france unie with egypte face ferisi iran .


france unie with maroc to face huzbullah in est african


indian pact


mali - mauritanie - tchad - soudan

is

posiible


to make and bloq face

france isreal logestika


and go under

face the terorisme

jihadisme


salafisme ALQAEADA in ht e SAHAL.))))))))))))))))

INDIAN HAVE NO CRISE WITH ISLAME

INDIAN HAVE NO CONFLIT WITH EXRTREMISME

INDIAN HAVE NO CRISE WITH LATINESS

......INDIAZN HAVE NO CRISE WITH ASEAN ...........
union pakistan indian possible
Tue, 22 May 2018 12:59 EDT
pakistan - inde dialogue
large studie anti nazi propagand ein the region

asie centrale and reve of the nazi
of sespace vitale go

under

saoudie pact nazi

the indian regime do strategie anti nazi


race

heritage

propagnade in the region

go

under
strategie defense anti
nazisme stratejika


indian dubai pact anti saoudie - nazi


indian oman pact anti saoudie - nazi


indian kuwait pact anti saoudie - nazi


in largae game and mouvement anti turkish go under

face the pole
russie - nazi


and the pact future


russie japon


corre de sud


irak - russie army base .


japon nazi propapande go under


chiness bloq

pakistan - inde union.
Race aryenne et violence
Tue, 22 May 2018 12:54 EDT
Race aryenne et violence
Dangereuse triangle NAZZII BASE
1.1.1.

Race aryenne nazista & violence

2.2.2.

Héritage NAZI

3.3.3.

idéologie NAZI


Égalité - fraternité - liberté ....................
Race aryenne et violence
Tue, 22 May 2018 12:38 EDT
Race aryenne et violence
Maître de conférences à l’Université Grenoble 2, auteur d’une thèse de doctorat sur « Le National-socialisme et l’Antiquité » (Paris, PUF, 2008.) et spécialiste du nazisme, Johann Chapoutot propose dans le dernier numéro de la Documentation photographique, une mise au point sur le renouvellement historiographique qui, durant ces vingt dernières années, a profondément modifié l’approche du phénomène nazi.
Le dossier est comme toujours composé de deux parties : « Le point sur » est une synthèse d’une quinzaine de pages ; les « Thèmes et documents » rassemblent 23 doubles pages (texte de l’auteur sur la page de gauche, documents sur la page de droite), construits autour de quatre thèmes : Contextes, Société, Séduction et répression, Le racisme et la guerre.

L’ensemble est passionnant et absolument indispensable aux professeurs d’histoire

Le renouvellement des perspectives, des problématiques et des savoirs est dû pour l’essentiel à l’ouverture d’archives jusqu’alors inaccessibles aux historiens : la disparition de la RDA et la réunification allemande ont ouvert aux chercheurs des fonds importants, tandis que tous les fonds d’archives allemands saisis par les services de sécurité soviétiques et emportés en URSS sont devenus accessibles. D’autre part, les historiens « ont enrichi leur questionnement en empruntant à d’autres sciences humaines (anthropologie, sociologie, psychologie, etc.) pour relire différemment des faits ou des institutions qui semblaient bien connus ».

D’où vient le nazisme ?

Pour comprendre le phénomène nazi, il faut « conjuguer les temporalités ». Dans le temps long, la culture nazie n’invente rien, elle met en cohérence et radicalise des héritages européens : antisémitisme chrétien, racisme scientifique, darwinisme social, colonialisme. Dans le moyen terme, le nazisme a pu apparaître comme une réponse aux problèmes posés par la modernité et par ses crises (Grande guerre, Grande dépression), réponse qui a pu séduire car elle avait le bénéfice de la nouveauté et de l’énergie, face à des démocraties occidentales perçues par beaucoup, à l’époque, comme obsolètes et dépassées. Dans le court terme, la révolution russe et la Grande guerre ont joué un rôle essentiel.

De la guerre à la guerre

Les historiens allemands ont montré l’importance de l’expérience de la Grande guerre dans l’apparition d’une sensibilité et d’une culture nazies. « Ils s’inscrivent dans une démarche d’étude sociale et culturelle inaugurée par les travaux pleins d’intuitions de l’historien germano-américain Georges Mosse». Dans un ouvrage de 1990 traduit en français sous le titre De la Grande guerre au totalitarisme. La brutalisation des sociétés européennes, Mosse « montre à quel point le guerrier imprégne et informe le civil, comment la vie politique reste conçue en des termes belliqueux et militaires et comment les partis de la République de Weimar se dotent de milices paramilitaires qui témoignent à la fois d’un deuil impossible et d’une difficile démobilisation culturelle. L’ombre portée de la Grande guerre, de ses millions de morts et du Diktat de Versailles efface en Allemagne la distinction plurimillénaire entre l’espace civil (espace normé de paix et de dialogue) et l’espace de la guerre : le parti nazi se présente ouvertement comme une organisation militaire, avec ses troupes en uniformes, son pas de l’oie, ses défilés et sa rhétorique, voire son ton, de caserne. »

De récentes études historiques portant sur la « génération de la jeunesse de guerre », trop jeune pour avoir fait la guerre, étudiante dans les années 1920, ont montré qu’elle avait souvent milité dans les organisations étudiantes de l’extrême droite nationaliste, revanchardes et xénophobes, et qu’elle avait « peuplé les organigrammes de la Gestapo, de la SS, du SD et donné vie à ces organisations nouvelles appelées à exercer les activités de renseignement, de répression, puis de génocide en Allemagne et dans l’Europe entière.» Qu’il s’agisse des membres de la génération de Hitler ou de ceux de cette jeune génération, il est essentiel de comprendre qu’ils sont tous convaincus que ni l’armistice de 1918 ni le traité de Versailles n’ont mis fin à la guerre, que l’Allemagne est entourée d’ennemis qui veulent sa disparition géopolitique, voir son extinction biologique, et qu’il faut donc préparer psychiquement et physiquement les Allemands à la guerre. Cette guerre ne servira pas seulement à rétablir l’Allemagne humiliée dans sa puissance, mais « elle mettra fin à la guerre de races qui, selon les nazis, fait rage depuis l’Antiquité entre l’humanité germanique-nordique et l’élément juif. »

Les nazis sont-ils parvenus démocratiquement au pouvoir ?

L’auteur met en garde les enseignants contre la présentation, assez fréquente, d’une République de Weimar qui aurait fait le lit du nazisme, non seulement par ses faiblesses institutionnelles, mais aussi parce que les nazis seraient arrivés au pouvoir en raison d’un processus électoral qui est au fondement de la démocratie. « Il est faux d’affirmer que les nazis ont été portés au pouvoir par les urnes : certes, leur progression est spectaculaire aux élections législatives entre 1928 et 1932, mais la tendance s’est retournée entre juillet et novembre 1932. » De fait, le parlementarisme ne fonctionne plus en Allemagne depuis 1930 : les chanceliers Brüning, Papen et Schleicher court-circuitent le Reichstag où ils n’ont plus de majorité et le président Hindenburg signe des décrets-lois. Au fil des élections législatives, les partis de droite s’effondrent tandis que le parti nazi et le parti communiste progressent. La progression des communistes inquiète les milieux patronaux et financiers qui souhaitent que les nazis soient associés au gouvernement pour lui donner un soutien populaire. C’est pourquoi, face à un Hindenburg réticent, Papen propose un cabinet de coalition dirigé par Hitler, qu’il pense pouvoir manipuler aisément. « Le NSDAP n’est donc pas plus parvenu à la chancellerie à l’issue d’une prise de pouvoir qu’au terme d’un processus démocratique, pour la simple raison que le fonctionnement normal de la démocratie parlementaire a cessé en 1930 et que les nazis sont en reflux électoral.»

Le nazisme était-il de droite ou de gauche ?

Le programme du NSDAP de février 1920 est révolutionnaire, et le discours nazi redevient fortement antibourgeois à partir de 1943. « Cela dit, le « socialisme » des débuts est d’un genre bien particulier : si projet révolutionnaire il y a, c’est un projet national-révolutionnaire et non internationaliste. À l’opposé du mouvement ouvrier socialiste et communiste, les nazis ne connaissent que la nation comme cadre indépassable de l’existence et de l’épanouissement d’une communauté (raciale) fermée sur elle-même (…) La bourgeoisie conservatrice munichoise ne s’y trompe pas, qui accueille Hitler dans ses salons et finance le NSDAP. » La crise de 1929 pousse vers le parti nazi les ouvriers et les classes moyennes touchées par le chômage et la pauvreté. À l’intérieur du parti nazi, l’aile « gauche» est éliminée. Le régime nazi n’a rien changé à la structure sociale de l’Allemagne ; alors que les élites sont spoliées ou décimées en URSS, elles sont « choyées par le pouvoir nazi, qui en adopte les usages et les codes ».

Qui était nazi en Allemagne ?

Des études de sociologie électorale ont montré que le parti nazi à « siphonné la droite bourgeoise et capté plus de la moitié de son électorat » ainsi que 15 % environ des électeurs du SPD. Ce sont donc les classes moyennes (salariés, commerçants, petits fonctionnaires) qui ont constitué le gros de l’électorat nazi, tandis que les ouvriers et les catholiques résistaient à la pénétration national-socialiste. On vote nazi moins par antisémitisme que pour des raisons économiques et sociales, par dégoût du parlementarisme jugé impuissant, et pour le rétablissement de la puissance de l’Allemagne. Le degré d’adhésion au régime à fluctué selon les années : approbation en 1933, déception en 1934-1935, approbation de plus en plus massive des initiatives, notamment extérieures, d’un régime qui redonne à l’Allemagne sa puissance en démantelant le traité de Versailles de 1936 à 1939, adhésion totale lors des victoires de 1940-1941, désillusions à partir du tournant de l’hiver 1942-1943.

L’imperméabilité au message nazi (« Resistenz ») est « le fait de groupes et d’individus dotés d’une culture fortement structurée et antithétique aux mots d’ordres nazis : catholiques du Sud et de l’Ouest, milieux ouvriers ». La résistance au sens actif du terme (« Widerstand ») recrute dans ces milieux ainsi que chez les militaires, aristocrates chrétiens nationalistes conservateurs, qui craignent la catastrophe finale et désapprouvent le génocide.

Les Allemands semblent avoir majoritairement désapprouvé la politique antisémite du régime, tout en ayant tiré les bénéfices fiscaux et sociaux de la spoliation et de l’expulsion des juifs d’Allemagne. Les sources montrent toutefois que la brutalité nazie suscitait la réprobation. Les rumeurs concernant le génocide à l’Est se sont diffusées très vite ; la réaction de l’opinion fut désapprobatrice, mêlant condamnation morale et crainte des représailles en cas de défaite du Reich. Les rumeurs concernant l’assassinat des juifs d’Europe occidentale dans des centres de mise à mort « se heurtèrent au déni ou à l’incrédulité, tant l’assassinat industriel pratiqué par les nazis est inédit est impensable par les contemporains ».

Séduction et répression

« Le concept de « totalitarisme », élaboré dans un contexte de guerre froide pour permettre des comparaisons politiquement opportunes entre nazisme et stalinisme a tendance à être délaissé par les historiens du nazisme (…) Depuis des décennies, et dans des champs historiographiques divers (…), le concept de « consentement » est de plus en plus mobilisé par les historiens. » Les spécialistes du nazisme insistent aujourd’hui sur l’adhésion des Allemands au régime ; ils ont montré que si la Gestapo fait peur, elle est aussi aidée par une fraction non négligeable de la population allemande qui dénonce et renseigne, non seulement pour des motifs de profit matériel, mais aussi par adhésion au projet idéologique nazi. Des millions d’Allemands ont profité d’une politique fiscale et sociale rendue possible par les spoliations de la population juive et par les réquisitions dans l’Europe occupée.

« La séduction est aussi le produit d’une mise en scène du régime très étudiée qui, en associant la beauté à la force, vise à susciter la « fascination » : ce sentiment de sidération esthétique, qui désarme le sens critique et entraîne l’approbation de l’affect a fait l’objet de plusieurs études (…) Tous les arts sont mobilisés dans ce projet de défense et illustration esthétique du projet nazi : le cinéma, la photographie, la sculpture et l’architecture donnent à voir un régime qui inaugure un nouvel âge d’or de la culture européenne, une renaissance de la race germanique et de son art, après les mille ans de décadence médiévale et les deux cents ans de dévoiement révolutionnaire. »

Nazisme et hitlérisme sont-ils synonymes ?

Hitler laissait beaucoup faire et intervenait rarement dans la gestion concrète des affaires du Reich. Par inclination personnelle, car il travaillait peu et connaissait mal ses dossiers, mais aussi par principe de gouvernement : il laissait se développer des officines concurrentes, autorisait la création de services parallèles dans le parti, dans les ministères, dans la police et la SS, dans l’armée etc. La concurrence entre ces administrations suscitait l’émulation, la profusion des idées et des projets, « mais aussi une radicalisation cumulative des projets et des pratiques, puisque les administrations se fondaient sur ce qu’elles imaginent être la volonté d’un chef qui ne s’exprimait jamais qu’en termes très généraux, certes, mais aussi très violents (…) En plein XXe siècle, l’Allemagne s’éloigne donc de l’État moderne : le mode de gouvernement de Hitler est charismatique (au sens wébérien) et sa pratique clairement féodale (distribution de la faveur et arbitrage), même si les instruments (policiers, logistiques, scientifiques, etc.) sont à la pointe de la modernité. »

Projets et ambitions nazis

Les dirigeants nazis admettaient un partage du monde en sphères d’influence : le Sud et l’Afrique à l’Italie, l’Asie et le Pacifique au Japon, l’Europe pour le Reich. La démocratie devait disparaître en Europe de l’Ouest tandis que l’Europe de l’Est devait être conquise et colonisée pour devenir l’espace vital de la race germanique, quitte à ce que la population slave de ces territoires soit réduite en esclavage ou éliminée. Les nazis ont donc l’intention de traiter l’Est de l’Europe comme les puissances coloniales ont traité l’Afrique. La SS travaille à la planification de la conquête et à ses aménagements ; urbanistes et agronomes prévoient les réseaux routiers et ferroviaires, les villages et les villes nouvelles, les déplacements de population et les installations de colons allemands. C’est une absolue reconfiguration de l’Europe de l’Est qui est envisagée, impliquant l’éloignement, puis l’extermination des juifs vivant sur ces territoires, ainsi que des transferts massifs de population. Divers services économiques et démographiques seront les instruments de cette politique, ainsi que les Einsatzgruppen de la SS et de la police allemande, chargés des opérations de massacre.

« Géographique et stratégique, l’ambition nazie concerne également l’histoire et la culture, car le racisme dicte une relecture non seulement de l’espace, mais aussi du temps. Les nazis relisent l’histoire de l’Occident, affirmant qu’elle se résume à une guerre de races entre l’humanité nordique et son ennemi juif, aidé par ses auxiliaires slaves, orientaux ou noirs. De même que la Grèce (aryenne) a combattu la Perse (sémitique), de même que Rome a affronté Carthage et Jérusalem, le IIIe Reich combat l’URSS judéo-bolchevique dans une guerre qui sera sans doute la dernière, mettant fin à des millénaires de conflit racial. C’est sur une véritable eschatologie qu’ouvre la relecture nazie de l’histoire, promesse d’utopie (le Reich millénaire, harmonieux, racialement homogène et débarrassé de ses ennemis), et menace d’apocalypse, en cas de défaite ».

Qu’est-ce que la Shoah ?

Les études sur la Shoah ont également connu un renouvellement considérable dans les dernières décennies mais, comme pour le nazisme, l’essentiel est publié en allemand et en anglais. Un numéro de la Documentation photographique lui sera bientôt consacré.

Entre les années 1960 et 1990 un débat a opposé les historiens « intentionnalistes » aux historiens « fonctionnalistes » : les premiers estimant que l’intention génocidaire était manifeste dès la naissance du parti nazi, les seconds pensant que c’était le fonctionnement du IIIe Reich, avec « sa concurrence entre officines et sa radicalisation cumulative » qui avait conduit au génocide. Ce débat est aujourd’hui dépassé et le consensus les historiens est établi sur le fait que le racisme et l’antisémitisme nazis ont contribué à édifier un univers mental dans lequel la violence et le meurtre ont perdu leur sens, que cet univers mental prédisposait au meurtre, mais n’y conduisait pas nécessairement. « Il a fallu, pour arriver à la Shoah, le franchissement de seuil constitué par l’assassinat des juifs de l’Est (dès l’été 1941), étrangers méprisés et craints par les nazis, ainsi que l’entrée en guerre des États-Unis (décembre 1941), qui inaugurait une guerre mondiale sur deux fronts (Est et Ouest) pour que la hiérarchie nazie, paniquée à l’idée de revivre le scénario de 1917-1918 (encerclement extérieur et complot intérieur), prenne la décision, secrète, de déporter et d’assassiner tous les juives du continent. »

Cette claire et dense synthèse des recherches récentes privilégie l’étude des fondements idéologiques du nazisme et montre comment ils se sont mués en actes meurtriers. Le nazisme est désormais conçu « comme une entreprise de régénération sociobiologique de la race, adossée à un projet de reconfiguration géo-ethnique de l’Europe et de colonisation à vaste échelle à l’Est».

Les ensembles documentaires abordent des aspects particuliers de cette thématique. Beaucoup de documents sont or
Race aryenne et violence
Tue, 22 May 2018 12:35 EDT
Race aryenne et violence
À l'occasion du 80ème anniversaire de l'élection d'Adolf Hitler à la chancellerie du Reich, le 30 janvier 1933, l'historien allemand Thomas Weber a publié une tribune dans le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung dans laquelle il a reproché à ses confrères de se complaire dans un folklore agaçant et obscurantiste au sujet d'Hitler.
Selon lui, de nombreuses questions centrales concernant le fondateur du nazisme restent toujours sans réponse, faute d'analyses sérieuses:
« L'image que les Allemands se font d'Hitler en 2013 fait penser au livre pour enfants du Britannique Martin Handford Où est Charlie? Tout comme il faut trouver Charlie qui, vêtu d'un pull à rayures rouges et blanches et d'un bonnet à pompon, est à moitié caché, Hitler apparaît n'importe où et n'importe comment en marge de chaque film qui se joue dans le passé ou en tant que sujet de discussion dans les débats télévisés.
Mais ce qu'il fait là, on ne le sait souvent pas vraiment. 80 ans après sa prise de pouvoir, Hitler est tout autant omniprésent que sinistre. Hitler n'est, et ce peut-être de façon involontaire, plus pris au sérieux. […]
Depuis les années 1990, Hitler est devenu un second rôle de la vie publique, dont la signification reste obscure, et un legs au sujet duquel plus personne n'a quoi que ce soit à dire. En tant qu'acteur historique, il ne nous intéresse plus en tout cas, on ne parle plus de lui en ces termes.»
Weber déplore que la plupart des recherches menées sur Hitler ces vingt dernières années l'ont été soit par des non-scientifiques, soit par des chercheurs étrangers, en particulier anglais ou américains. De son point de vue, la principale raison qui explique cette absence de véritable intérêt pour Hitler en Allemagne résiderait encore et toujours dans «la peur répandue parmi les historiens, les politiques et les journalistes de donner l'impression de s'auto-dénigrer en mettant fortement l'accent sur Hitler».
L'Allemagne a donc encore des comptes à régler avec ce legs embarrassant qu'est Hitler, mais aussi avec un héritage bien plus concret: le butin nazi, sur lequel Der Spiegel faisait sa une la semaine dernière. Selon les informations de l'hebdomadaire, une grande partie des milliers d'oeuvres d'art, de bijoux, de meubles et d'objets précieux confisqués par les nazis sous le IIIème Reich, plutôt que d'avoir été restitués à leurs propriétaires ou à leurs ayant droits à la fin de la Seconde Guerre mondiale, sont toujours conservés dans les musées allemands, voire même dans les bâtiments officiels, à l'instar d'un tapis persan issu de la collection du nazi Hermann Göring qui se trouve actuellement au siège de Bonn de la chancellerie allemande.
Visiblement embarrassé, le gouvernement allemand a fait savoir le 31 janvier que ledit tapis serait retiré cette semaine et confié à un service sous la tutelle du ministère des Finances, qui sera chargé de retrouver ses ayant droits.
Course nazie
Tue, 22 May 2018 12:30 EDT
Race aryenne et violence
Le régime nazi utilisa la propagande afin de mobiliser la population allemande pour ses guerres de conquête. La propagande raciste et antisémite fut essentielle pour motiver ceux qui mirent en oeuvre le génocide des Juifs européens. Elle servit également à obtenir l’assentiment de millions d’autres personnes aux persécutions raciales et aux meurtres de masse.

A la suite de l’arrivée au pouvoir des nazis en 1933, un ministère de l'Education du peuple et de la Propagande du Reich fut créé par Adolf Hitler et dirigé par Joseph Goebbels. La mission du ministère était d'assurer la diffusion de la doctrine nazie par l’intermédiaire des arts, de la musique, du théâtre, des films, des livres, de la radio, des documents pédagogiques et de la presse. Les films jouèrent un rôle particulièrement important dans la diffusion de l’antisémitisme racial, de la supériorité du pouvoir militaire allemand et de la diabolisation des ennemis définis par l’idéologie nazie. Les films nazis dépeignaient les Juifs comme des sous-hommes infiltrant la société aryenne. Certains films, comme Le triomphe de la volonté (1935) de Leni Riefenstahl, glorifiaient Hitler et le mouvement national-socialiste. En Allemagne, des journaux, tout particulièrement Der Stuermer (L’Assaillant), publiaient des bandes dessinées qui représentaient les Juifs par des caricatures antisémites.
Corn africa bulkan asean
Tue, 1 May 2018 16:33 EDT
https://www.counterextremism.com/threat/al-qaeda-indian-subcontinent-aqis
Les relations Inde-Allemagne, entre dynamisme économique et déphasage géopolitique
Note du Cerfa, n°84, mai 2011
Les relations Inde-Allemagne, entre dynamisme économique et déphasage géopolitique
Les relations entre l’Inde et l’Allemagne présentent un aspect contrasté en raison de la situation indienne elle-même, tiraillée entre modernité et croissance d’une part, pauvreté et blocages structurels de l’autre, qui expliquent le maintien d’une aide au développement.

Les relations économiques et scientifiques entre les deux Etats sont bonnes et recèlent indubitablement un potentiel de croissance. Mais elles buttent sur les faiblesses de l’Inde dans les domaines des infrastructures, de l’énergie, et de la formation.

En matière de sécurité, Berlin s’efforce de renforcer un partenariat de haut niveau avec New Delhi, s’appuyant sur des ventes d’armes et des positions diplomatiques convergentes. Pour autant, il demeure des divergences fondamentales entre le multilatéralisme normatif promu par l’Allemagne et une conception plus classique de grande puissance souveraine défendue par New Delhi.



Christian Wagner est directeur de recherche et responsable du groupe de recherche sur l'Asie à la Stiftung Wissenschaft und Politik de Berlin (SWP).
Corn africa bulkan asean
Tue, 1 May 2018 16:19 EDT
https://www.counterextremism.com/threat/al-qaeda-indian-subcontinent-aqis
Also Known As:
Ansar al Islam*
Jamaat Qaidat al-jihad fi’shibhi al-qarrat al-Hindiy*
Jamaat Qaidat al-Jihad fi'shibhi al-Qarrat al-Hindiya*
Organisation of The Base of Jihad in the Indian Subcontinent*
Qaedat al-Jihad*
Qaedat al-Jihad in the Indian Subcontinent*
Executive Summary:
Al-Qaeda in the Indian Subcontinent (AQIS) is a U.S.-designated terrorist group and al-Qaeda’s newest affiliate.* Founded in September 2014, the group has claimed responsibility for numerous terrorist attacks in the region, including the September 6, 2014, attempted seizure of a Pakistan navy frigate in a naval dockyard in Karachi, Pakistan. The group has also claimed responsibility for the murders of secular activists, writers, professors, and doctors in Bangladesh.* AQIS reportedly operates in Afghanistan, Pakistan, India, Myanmar, and Bangladesh.*

AQIS is al-Qaeda’s fifth official chapter.

AQIS was formed after a two-year effort to consolidate jihadist factions on the Indian Subcontinent, according to al-Qaeda leader Ayman al-Zawahiri, who announced the affiliate’s formation in a video dated September 3, 2014.*Included in the group’s ranks are Taliban fighters loyal to both Zawahiri and Taliban emir Mullah Mawlawi Haibatullah Akhundzada, who assumed this position in May 2015 following the death of the Taliban’s former emir, Mullah Akhtar Mohammad Mansour.*

Analysts generally believe that al-Zawahiri created AQIS in order to steal the limelight from expanding ISIS and therefore promote al-Qaeda’s brand. The Diplomat’s Jordan Olmstead asserts that “AQIS isn’t about India—it’s about preserving al-Qaeda’s safe havens in Pakistan and Afghanistan,” especially amid rivalries with ISIS and the Pakistani army for influence and control over the Afghanistan-Pakistan border region.* Flashpoint Global Partners senior analyst Laith Alkhouri called the group’s formation at the time “a serious counternarrative to the ISIS expansion.”*

However, an unnamed jihadist close to AQIS told Reuters, “After the killing of Osama bin Laden, al-Qaeda’s new chief al-Zawahri started the reorganization of al-Qaeda, with its main focus on South Asia.” Sources close to AQIS’s emir (leader) told Reuters that Umar has eyed the Indian subcontinent for many years, and has released videos propagandizing to Kashmiri Muslims in a hope to recruit them to fight the secular governments.*

AQIS has claimed responsibility for the murders of a number of secular activists.

Analysts have downplayed the threat of AQIS and al-Qaeda central to the subcontinent. “Al-Qaeda first mentioned India as a target in 1996, when bin Laden made a reference to both Jammu and Kashmir and Assam,” said Ajai Sahni of India’s Institute for Conflict Management. “Since then, it has not been able to achieve anything significant in both these Indian states.”* However, AQIS launched its first attack three days after its founding. On September 6, 2014, AQIS militants attempted to seize a Pakistani navy frigate, from which they planned to launch missiles at nearby American and Pakistani ships. Ten militants and one officer died in an ensuing suicide bombing and shootout.*

AQIS has claimed responsibility for the murder of a number of secular activists. In May 2015, the group claimed responsibility for the murder of atheist bloggers Avijit Roy and Washiqur Rahman in Bangladesh and liberal professors Mohammad Shakil Auj and Shafiul Islam in Pakistan.* In October 2015, AQIS’s Bangladesh branch, known as Ansar al Islam, claimed responsibility for the killing of Faisal Arefin Dipon, a Bangladeshi publisher of secular books. Another publisher, Ahmedur Rashid Tutul, was also targeted but not killed.* In April 2016, Ansar al Islam claimed responsibility for the murders of secular campaigner Nazimuddin Samad, and the editors of an LGBT magazine, Xulhaz Mannan and Tanay Mojumdar.*

Doctrine:
Like al-Qaeda Central, AQIS ascribes to a Salafi ideology whose central tenet is waging jihad in order to wrest power from what al-Qaeda leader Ayman al-Zawahiri calls the “infidel enemy” and impose rule by sharia (Islamic law).* In the group’s first video, released on September 3, 2014, Zawahiri declared that AQIS would “raise the flag of jihad, return the Islamic rule, and [empower] the Shariah of Allah across the Indian subcontinent.”*

[AQIS seeks to] establish sharia in the land and to free the occupied land of Muslims in the Indian sub-continent.Ayman al-Zawahiri, leader of al-Qaeda

Salafis hold that Muslims should emulate the actions of the first generation of Muslim leaders—known as the righteous ancestors (al-Salaf al-Salih)—and disregard more than a thousand years of Islamic jurisprudence. Al-Qaeda believes it is fighting a “defensive jihad” against the United States and its allies, defending Muslim lands from the “new crusade led by America against the Islamic nations…” according to Osama bin Laden.* In the first issue of al-Qaeda’s new English language magazine Resurgence,* which appeared on jihadist forums in October 2014, its editor Hasaan Yusuf wrote: “It was Jihad that brought Islam to the Indian Subcontinent, and it will be Jihad again that will overturn the legacy of imperialism from Pakistan to Bangladesh and beyond.”* Through its “defensive jihad,” AQIS seeks to “[e]stablish sharia in the land and to free the occupied land of Muslims in the Indian sub-continent,” as Ayman al-Zawahiri said in the video announcing AQIS’s formation.*

Necessary to AQIS’s ideology is the indoctrinated prophecy—found in the Hadith, oral traditions of the prophet Muhammad—of Ghazwa-e-Hind, the “final battle in India.”* Al-Qaeda and AQIS members believe in an impending, apocalyptic war with the Indian state, resulting in the fall of the Hindu nation to Islam and the recreation of the caliphate.* In Zawahiri’s announcement of the new affiliate, “Pakistan was mentioned only as a country that needed to be brought under full Sharia rule while Hindu India was portrayed as the enemy of Islam,” said Husain Haqqani, Hudson Institute senior fellow and former Pakistani ambassador to the U.S.*

A 20-page “Code of Conduct” published by AQIS in June 2017 reiterated the group’s intentions of attacking targets––particularly military related––in Afghanistan, Pakistan, India, Myanmar, and Bangladesh. While the document claimed that Hindu, Muslim, and Buddhist civilians and places of worship would not be attacked, it called for increased attacks on both active-duty and off-duty soldiers, as well as Americans operating in Afghanistan and Pakistan.* The “Code of Conduct” also reiterated the group’s allegiance to al-Qaeda Central and the Taliban, and stated that one of its principal aims is defending and strengthening the “Islamic Emirate of Afghanistan” by working with the Taliban.*

AQIS prioritizes American targets in Pakistan and strives for a complete American withdrawal from the region, according to the Code of Conduct document.* While AQIS maintains its focus on jihad in the regions specified above, it also supports and espouses al-Qaeda’s broader objective to conduct attacks against the United States and other Western targets.*

Organizational Structure:
simo
Wed, 11 Apr 2018 08:11 EDT
banda de ladrones
el único mensaje que entendéis es esto , estoy hasta los cojones de vuestra pagina web sois unos hijos de la gran zorra porque nos tratáis si como fuéramos animales sois una banda de ladrones de corruptos

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