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Commentaires au sujet de cette High Commission

cikwanine MARCELIN
Mon, 19 Sep 2011 05:58 EDT
SOS
MEMORANDUM ADRESSE AUX EXCELLENCES MESSIEURS LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ,LE REPRESENTANT DU SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES AU CONGO , ET LE HAUT -COMMISSAIRE DES NATIONS UNIES AUX DROITS DE L'HOMME

________________________________________

OBJET :Appel à secourir d'urgence des personnes en difficulté

Excellences Messieurs,

J'ai l'insigne honneur de me voir dans l'obligation de porter à vos hautes personnalités les faits ci-dessous afin d'espérer une assistance urgente de la communauté internationale et du président de la République,en tant que garant des droits de l'homme ,de la constitution,de l'intégrité du territoire et de la Souveraineté Nationale ; face à l'oppression du gouvernement congolais.
Alors que tous les espoirs de sécurité étaient permis après l'"intégration accéléré" des groupes armés du Kivu dans les FARDC et le début des opérations contre les éléments FDLR dans lesquelles j'étais personnellement engagé en tant qu'officier supérieur des FARDC, certains militaires des FARDC ont transformés ces opérations en désastre humanitaire en commettant des agressions effroyables contre les populations, dont la dénonciation de ma part me vaut une menace bien réelle qui pèse sur mon existence physique.
En effet, du 27 au 29 octobre 2009, 13 paysans, dont, 3 femmes et un enfant, ont été délibérément massacrés par des militaires opérant nominalement sous le nom des FARDC, dans les villages de NGANDU, BUTEZI, KAKANGA et KASONGO. Pendant ce trois jours, alors que les villages d'ITABI, KIGALAMA et NGANDO étaient déjà libérés par nos forces, 27 femmes y ont été violées. Les conditions dans lesquelles ces viols étaient en général perpétrés visaient, outre l'effet de terreur, à avilir les victimes. La population de cette partie du territoire de Mwenga aurait été accusée faussement de connivence avec les FDLR. Au cours du mois de novembre 2009 les villages de ZOMBE, KIKINDI, KITAMBA, KALUNGU et BUGUMBU avait été attaqués par les unités des FARDC se déguisant en éléments FDLR. Pendant ces attaques deux militaires des FARDC appartenant à la 322ème Brigade avaient même été appréhendés et exécutés par les paysans à coup des machettes. Le bilan de ces attaques, que j'ai qualifié de terrorisme d'Etat, a été catastrophique: 7 paysans ont été exécutés à bout portant, plusieurs cas des viols ont été signalés dont une fille de 17 ans qui était violée par cinq hommes parmi lesquels elle aurait reconnu deux visages. Les champs de paisibles citoyens ont été ravagés, les maisons et boutiques systématiquement pillés et les étangs des poissons se sont vu vider de leurs eaux.
En date du 07 septembre 2009, certains militaires de la 15ème brigade, après avoir se déguiser, ont tendu une embuscade à une camionnette 4 x 4 tuant ainsi trois personnes au niveau de LUKITU.Dans ce véhicule, il y avait un policier qui avait reçu à tuer aussi un des agresseurs qu'on a identifié comme militaire des FARDC appartenant à la brigade précitée. Au cours de ce même mois les villages de KIFUKO, NTUKUMBI et MIGAMBA avaient été attaqués par "nos militaires" utilisant les mêmes méthodes: celles de se déguiser en rebelles hutus pour terroriser les populations afin d'accroître la confusion par manipulation des causes de la guerre et instrumentalisation de la "question FDLR".Les attaques contre les populations devenaient de plus en plus insupportables dans cette zone ou opère une dizaine de brigades des FARDC. Ces cas précités ne sont pas exhaustifs. Nos militaires ne faisaient aucun effort pour distinguer les cibles de l'ennemi des populations civiles lors des attaques, par exemple, contre NGANDU, NYAMBEMB, KASILEMBO... La volonté de terroriser les paysans était bien visible dans le comportement de certaines unités des FARDC. Dans certains cas ou il ne s'agissait pas des attaques plus vastes, des groupes plus restreint de nos militaires et des soldats pris individuellement ont habituellement violés, tués, pillés et extorqués les biens aux civils sous le regard devenu indifférent de toutes autorités militaires.
Excellences Messieurs, ayant constaté tous ces violations des droits humains et lorsque j'ai compris que le complot était grand et qu'il avait des ramifications au plus haut niveau, j'ai enfin, décidé de briser le silence pour ne pas cautionner ces barbaries, qu'une certaine opinion met à l'actif des unités ex -CNDP, ex PARECO et autres militaires des FARDC. C'est ainsi qu'en date du 28 décembre 2009 j'ai écrit une note d'information au Chef de l'Etat Major Général des FARDC pour lui tenir informer du désordre qui règne en maître au sein des nos unités des FARDC.

N'ayant pas constaté le changement sur le terrain je me suis enfin adressé à vous,Monsieur le Président de la République qui est et Commandant Suprême des FARDC. Il n'a été question dans mes deux lettres, dont les copies sont joint à cette lettre, que de dénoncer ces violations graves des droits humains; d'informer les autorités de Kinshasa sur les désordres qui s'observent au sein des unités de la 10ème et 8ème Régions Militaires et qui plongent froidement les communautés ethniques du Kivu dans une "école de la haine" accompagnée d'un sentiment d' affirmation de la supériorité ethnique et idéologique ;de réclamer l'amélioration de conditions de vie des militaires congolais comme préalable à sécurité des civils; et enfin de proposer les solutions qui me paraissent les meilleurs face à nos problèmes sécuritaires.

Excellences Messieurs, la misère quasi généralisée des personnels des FARDC, de la Police et des Services de Sécurité ainsi que l'Impuissance des FRDC sont à la base de la souffrance de la population de l'Est de la RDC. C'est ainsi que j'en appelle à la conscience de la Communauté Internationale pour oeuvrer en faveur de la Paix à l'Est de la R.D.C. Cette paix exige au préalable la reforme urgente des forces armées pour procurer la R.D.C d'une armée républicaine, disciplinée, dissuasive et qui respecte les droits humains. C'est moins spectaculaire, c'est moins coûteux que le un million de dollars (1.000.000 $) que les casques bleus dépensent chaque jour en R.D.C ou le un milliard de dollars (1.000.000.000 $ US) du Budget annuel de la MONUSCO. C'est aussi beaucoup moins coûteux que des milliards de dollars que les humanitaires dépensent au Congo pour réparer les dégâts causés par les hommes en armes.

Imaginez-vous, Excellences Messieurs, ce que vous auriez pu faire si vous aviez seulement disposé de quelques images de ces paysans qui ont été massacrés par ceux qui prétendent leur assurer la sécurité, de ces filles et mamans que l'on a systématiquement violé,de ces familles qui ont abandonnées leurs villages par crainte des barbaries des FDLR et de certains militaires des FARDC. Ce qui m'étonne c'est la nature exacte de ce qui filtre à la communauté internationale. En termes d'émotion, d'indignation, de détail des atrocités et de comptabilité des morts; c'est beaucoup. Mais, en termes de réflexion et d'action concrète pour attaquer les causes de la souffrance du peuple congolais, c'est peu ou zéro. Il serait mieux de renoncer à la devise de "Tuez-vous, nous ferons le reste".

Partout ailleurs, en Europe, en Asie et depuis peu en Afrique,excepté au Congo, l'action humanitaire est devenue la forme diplomatique de la mystification. De l'expression admirable de la charité, elle est devenue un alibi indiscutable de l'injustice. Sous cette forme, l'humanitaire suppose un passage en force de la charité vers la justice. Le droit humanitaire, fait donc appel à la déviation perverse de la souveraineté des Etats, cette déviation étant "le droit des chefs à disposer de leurs peuples", et oppose au droit totalitaire des peuples les droits individuels de l'homme. Et parmi ceux-ci, en tout premier lieu, celui d'être protégé par la Communauté Internationale contre l'arbitraire de son propre gouvernement. Si la justice sans la charité est une illusion, la charité au peuple congolais sans la justice au profit des personnes,comme moi, qui défendent les droits de ce peuple, est une imposture.

Ma foi dans les droits de l'homme et mon attachement à des valeurs universelles de la paix et de la justice me valent, ,jusqu'à ce moment, des menaces de mort, des intimidations, des harcèlements, d'emprisonnement en répétition. Ma famille est persécutée et déstabilisée à outrance sous les yeux indifférents de toutes les autorités militaires, civiles et judiciaires. D'ailleurs, la confiance faite aux juges et autres auxiliaires de la justice pour protéger les victimes, les témoins et les défenseur des droits humains tient à leur indépendance de sorte que, tout en étant intégré à l'appareil de l'Etat, ils peuvent prendre leurs distances et examiner un cas qui leur est soumis et qui mettrait aux prises l'Etat avec un particulier. Or la justice militaire au Congo est un instrument du commandement militaire, elle est sous l'autorité directe de la hiérarchie qui veut me mettre "hors d'état de nuire". Elle n'est même pas à l'abri de l'influence de ceux qui veulent ma disparition physique.

En une année j'ai changé de résidence douze fois pour fuir les attaques en répétition des hommes en uniformes et "non autrement identifiés". La dernière attaque date de ce mercredi 7 septembre 2011 vers 20 h 30 par des hommes armés d'expression Kinyarwanda. Ne m'ayant pas trouvé dans la maison, ils ont dit à ma femme "ton mari ne nous échappera pas, il va nous trouver sur tous ces chemins. Nous avons le pouvoir sur lui". Cette visite a été précédée d'une tentative de Kidnappage de ma femme en date du 05 septembre 2011 vers 17 h 45'; d'une attaque de ma résidence par plusieurs hommes lourdement armés pendant la nuit du jeudi 1er septembre 2011 au cours de laquelle j'ai eu la vie sauve grâce à l'intervention de plusieurs unités de la Police nationale après 3 heurs des tirs nourris en direction de ma résidence ; et de plusieurs autres menaces de mort.

A ce moment ou je m'adresse à vous, j'ai cessé d'apparaître en public car l'ordre est venu de Kinshasa afin de m'arrêter et de m'escorter vers la capitale. On m'accuse d'avoir "porté atteinte à l'honneur des FARDC" par les lettres que j'ai adressé au Commandant Suprême des FARDC que vous étés et au Chef d'Etat Major Général. Moi, qui ai informé les autorités de Kinshasa des cas des violations en répétition des droits humains, j'ai été rétrogradé et je suis, à présent, traqué tandis que ceux qui ont agressés effroyablement les populations ont été promis et sont protégés par le gouvernement Congolais. N'est ce pas que c'est le gouvernement Congolais qui porte atteinte à l'honneur des FARDC par l'impunité, comme si la guerre n'avait pas ses règles régulatrices!

Je suis ainsi dans l'étau de mes "détracteurs" qui considèrent mon existence physique comme un danger réel à leur considération, et le gouvernement congolais pour qui je suis devenu un"gêneur à mettre hors d'état de nuire" sous peine de discréditer les FARDC et les opérations militaires de l'Est de la RDC. Ayant arrivé au bout de mes efforts personnels pour m'assurer la sécurité et protéger ma famille; fuir, s’exiler ou résister à l'oppression sont les possibilités qui s'offrent à moi pour ma survie. C'est ainsi que je lance un cris de S.O.S à vos hautes personnalités, Excellences Messieurs; aux différentes organisations locales, nationales et internationales de défense des droits humains, aux institutions et Agences des Nations Unies, aux différentes personnalités, aux différents pays et partis politiques qui me lisent en copie de venir me secourir face à la dictature de l'arbitraire.

En définitif, et pour vous paraphraser, Monsieur le Haut-commissaire des Nations - Unies aux Droits de l'Homme, la Communauté Internationale doit faire tout ce qui est à son pouvoir pour soutenir ceux qui défendent les droits de l'homme; elle doit se manifester pour défendre leurs droits comme eux le font pour les droits des autres. Ma famille est persécutée, je risque à nouveau d'être emprisonné et / ou tué par, d'une part, ceux qui gagnent énormément d'argent par l'instabilité sécuritaire à l'Est de la RDC et d'autre part, ceux qui se servent des causes de la guerre pour atteindre leurs objectifs politiques. Je suis menacé, intimidé, harcelé et traqué par ce que je n'ai pas laissé,sans lever le doigt, piller, violer et assassiner mes compatriotes. Il est donc justiciable que la Communauté Internationale puisse prendre des mesures de sécurité afin de protéger le défenseur des droits de l'homme que je suis (la copie de mon macaron de Défenseur des Droits de l'Homme est en annexe) des exactions commises par le gouvernement congolais et les particuliers,car"la défense de Droits Humains n'exige aucune qualification ni statut particulier .Seuls l'engagement et le courage comptent"dit-on

Tout en espérant une issue heureuse à ma requête, je vous prie d'agréer, Excellence Messieurs, l'expression de ma profonde gratitude.

Fait à Bukavu, le 08 septembre 2011


CIKWANINE BAHUNDE Marcelin
Défenseur attitré des Droits de l'Homme
Major




CC :

- Monsieur le Secrétaire Général de Nations Unies, à New - York
- Monsieur le Président de la Commission de l'Union Africaine, à Addis-Abeba
- Messieurs les Présidents de l'Assemblée Nationale et du Sénat, à Kinshasa
- CENCO, à Kinshasa
- Monsieur le Premier Ministre de la R.D.C, à Kinshasa
- Honorables Députés Nationaux et Provinciaux de la Province du Sud Kivu
- Ambassadeurs et Représentants Diplomatiques des Pays Membres de l'Union
Européenne en R.D.C, à Kinshasa
- Ambassadeurs et Représentants Diplomatiques des Etats - Unis d'Amérique, de l'Afrique du Sud, du Canada, de la CHine, de la Tanzanie, du Burundi, de l'Ouganda,
du Kenya et de l 'Angola en R.D.C
(Tous à Kinshasa)
- La MONUSCO / Sud Kivu
- Avocats sans Frontiers
- Human Rights Watch
- Amnesty International
- International Crisis Group
- Toutes les autres Organisations Internationales de Défense des Droits de l'Homme
- Toutes les Organisations Locales de Défenses des Droits de l'Homme / Sud-Kivu
- l'EUSEC
- Madame la Présidente du Bureau de la Coordination de la Société CIvile du Sud-Kivu, à Bukavu
- L'UDPS/Présidence Nationale
- UNC/ Présidence Nationale
- PPRD / Secrétairat National
- L'UNFPA
- L'UNDSS, à Bukavu
- Protection Internationale
- Monsieur le Coordonnateur du Bureau Conjoint des Droits de l'Homme de la
MONUSCO/Bukavu
- V.S.V/Kinshasa
- Commission Diocésain Justice et Paix / Bukavu
- Gouvernement Provincial du Sud-Kivu
- ASADHO - RDC, à Kinshasa

contacts:

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